Le vrai coût d'un aménagement figé
La plupart des entreprises ne quittent pas leurs bureaux parce que l'emplacement ne convient plus. Elles les quittent parce que l'aménagement ne suit plus. Une équipe passe de quatre à sept personnes, une salle de réunion devient nécessaire, un service exige un local fermé pour des raisons de confidentialité, et le plateau ne permet aucune de ces transformations sans travaux majeurs. L'entreprise déménage donc, avec tout ce que cela suppose de frais, d'interruption et de perte de repères pour la clientèle.
Ce scénario se répète assez souvent pour qu'il vaille la peine de l'anticiper au moment de choisir un espace plutôt que de le subir trois ans plus tard. La question à poser n'est pas « est-ce que cet aménagement me convient aujourd'hui », car il conviendra presque toujours. La question est « qu'est-ce qu'il faudra démolir pour que cet aménagement me convienne encore dans trois ans ».
Ce qui rend un plateau réellement adaptable
La flexibilité d'un espace de bureau se joue au niveau de la structure, bien avant le mobilier. Quatre caractéristiques comptent davantage que toutes les autres.
La trame de colonnes. Plus les colonnes sont espacées, plus il est facile de tracer des cloisons là où l'on veut. Un plateau dont les colonnes sont rapprochées impose des découpages, et chaque découpage imposé est une contrainte que l'entreprise paiera plus tard.
La profondeur entre le noyau et la façade. C'est cette distance qui détermine s'il est possible d'aménager des bureaux fermés en périphérie tout en conservant un espace de travail ouvert au centre. Une profondeur insuffisante force un choix : des bureaux fermés ou de la lumière naturelle, rarement les deux.
La densité des points d'alimentation et de réseau. Déplacer une cloison coûte peu. Amener l'électricité et le réseau à un endroit qui n'en a jamais eu coûte beaucoup. Un plateau bien doté au départ se reconfigure sans mauvaise surprise.
Le découpage des zones climatiques. Si l'ensemble du plateau est desservi par une seule zone de chauffage et de climatisation, toute cloison nouvelle crée un déséquilibre. Plusieurs zones indépendantes permettent de fermer un local sans créer un problème de confort ailleurs.
La structure prime sur le mobilier. Un beau mobilier ne compense jamais une trame de colonnes contraignante.
Les services coûtent plus cher que les cloisons. Prévoir l'électricité et le réseau au départ évite les travaux les plus coûteux.
Le confort se planifie. Des zones climatiques distinctes rendent chaque reconfiguration possible sans nuire aux occupants voisins.
Trois configurations qui reviennent souvent
Dans le corridor gouvernemental, trois modèles d'aménagement couvrent la vaste majorité des besoins des cabinets professionnels.
Le premier est le plateau ouvert avec bureaux périphériques : postes de travail au centre, quelques bureaux fermés le long des fenêtres pour les dirigeants et les échanges confidentiels. Ce modèle convient aux équipes de cinq à quinze personnes et se reconfigure facilement.
Le deuxième est le modèle de cabinet : une majorité de bureaux fermés, une réception soignée et une salle de réunion capable de recevoir la clientèle. Il s'impose lorsque la confidentialité est au cœur du service rendu, comme dans les cabinets juridiques ou comptables.
Le troisième est le modèle hybride : un nombre réduit de postes attitrés, davantage d'espaces partagés et une salle de réunion réservable à l'heure. C'est celui qui progresse le plus vite, car il correspond à la réalité des équipes dont une partie du travail se fait à distance.
Ce que nos immeubles permettent
Le 179 et le 191, promenade du Portage, offrent des plateaux dont la configuration se prête à ces trois modèles. Le 179, immeuble de catégorie A certifié LEED Or, propose des plateaux dont la profondeur permet de combiner bureaux fermés en périphérie et espace ouvert au centre. Le 191, immeuble de catégorie B, convient particulièrement aux cabinets qui cherchent un aménagement plus dense à un positionnement différent. Dans les deux cas, l'emplacement demeure le même : en face de Place du Portage, au cœur du corridor gouvernemental.
Pour les entreprises dont les besoins ne justifient pas encore un plateau complet, la solution intermédiaire est souvent la bonne : une adresse professionnelle et l'accès aux salles de réunion, sans engagement sur une superficie. C'est une façon d'occuper l'emplacement avant d'occuper l'espace.
Quatre questions à poser avant de signer
Avant de s'engager, il vaut la peine de poser quatre questions précises au sujet du plateau visé. Quel est l'espacement des colonnes et où se trouvent-elles exactement ? Quelle est la profondeur entre le noyau et la façade ? Combien de zones climatiques indépendantes desservent le plateau ? Et à quelles conditions une cloison peut-elle être ajoutée ou retirée en cours de bail ?
Les réponses à ces quatre questions en disent davantage sur la valeur réelle d'un espace que n'importe quelle visite. Un plateau qui répond bien aux quatre suivra l'entreprise pendant des années. Un plateau qui échoue à deux d'entre elles imposera un déménagement bien avant la fin du bail, dont le coût dépassera largement l'économie réalisée au moment de la signature.